23 octobre 2007

Géographie pratique

Voilà notre séance de géographie sur le passage du globe terrestre, qui est une SPHERE, au plan qui s'appelle aussi PLAN i SPHERE, ... une représentation en plan de la sphère.
Voilà quelques photos :


Petit Coeur a dessiné les MERIDIENS, et les PARALLELES (tropiques du Cancer et du Capricorne).





Elle se concentre pour repasser en noir le méridien de Greenwitch après avoir repassé l'équateur.


Je lui montre comment couper sur les méridiens pour dégager, en quelquesorte, les "fuseaux horaires"...
On ne découpe que jusqu'aux tropiques du Capricorne et du Cancer !

On décolle délicatement (!) à l'aide de la lame de couteau...puis des doigts...




les parties découpées, et on se retrouve avec ... ça !




Il ne reste plus qu'à aplanir !Et voilà !

Elle a ensuite fait son travail de façon classique avec les cours du CNED !

17 octobre 2007

leçon en trois temps...succès !

Maman !

" j'ai mangé des cylindres et des boules ! "

... Quoi ?

Viens voir !

Et là...

Voilà la preuve qu'il a retenu nos leçons en trois temps !

10 octobre 2007

double tri !

Petit Loup s'entraine déjà depuis plusieurs mois à nommer les couleurs.
Il a fini la deuxième boite Montessori et commence à bien se débrouiller avec la troisième.

Voilà une activité que nous avons faite ensemble pour le début (mettre les plaquettes de différentes couleurs rangées 3 par trois suivant leur couleur)
je pensais m'arrêter là pour aujourd'hui, mais il en a décidé autrement !
Il a choisi de mettre ensemble devant lui "les "pareils""... on le voit qui compare...

Et finalement brasse tout et met un par un la forme sur la bonne couleur.

C'était super ! il a tout recouvert ! j'étais très épatée !

homophones à / a

Ma fille a un exercice à faire : reconnaitre si il faut écrire à/a.

La leçon du cours par correspondance mentionne le "truc" à retenir :

"Si on peut remplacer a par avait et que cela garde un sens, c'est qu'il faut écrire a sans accent, sinon, il en faut un, et écrire à."

Marine a mis longtemps à maitriser cette notion. Elle connaissait le truc...mais se trompait.
Quelquechose n'était pas clair.J'ai donc utilisé Montessori.

En Montessori, la compréhention est primordiale. C'est l'objectif...que l'enfant fasse lui-même son propre chemin, qui est unique, ce travail de construction intérieure, que personne ne peut faire à sa place.
Il fallait donc faire accéder Marine à la compréhension.

La seconde chose, il faut que la compréhension repose le plus possible sur le corps, pour que l'enfant perçoive par ses sens, et que la mémorisation soit facilitée, enfin, il lui faut une certaine répétition, pour que cela passe doucement de la mémoire à court terme à la mémoire à long terme.

La troisième, on part toujours de ce l'enfant possède en lui, les images, les souvenirs, ce qu'il a vécu...la mémoire des sens. L'enfant n'est pas une feuille blanche, il n'est pas "les mains nues", il a déjà construit beucoup de choses, on va lui faire redécouvrir tout ce qu'il sait, pour l'aider à prendre conscience de lui-même, et à compter sur ses forces propres.

Marine avait mis le "truc" dans une case de sa mémoire. Et quand l'exercice arrivait...
Elle ne CONNECTAIT pas !
L'enfant qui mémorise le "truc" ne fait pas forcément le lienle fait que a et avait sont les deux formes du VERBE avoir, que à est une préposition.

Nous avons avancé progressivement en Montessori. Jour après jour nous avons fait des phrases en cherchant la nature des mots. Petit à petit elle a pu apprendre à reconnaitre les différentes natures, dont le verbe, et les prépositions. Avec la petite pochette de crayons c'est facile de revenir sur ces notions


Récemment, j'ai compris ce qui se passait avec le "truc". Elle se rappelait très bien le début
"Si on peut remplacer a par avait et que cela garde un sens, c'est qu'il faut écrire..."
Mais là, elle n'arrivait pas à se rappeler si c'était à ou a qu'il fallait mettre si on pouvait dire avait . Je me suis dit : "le détail qui tue !".

Je l'aide à clarifier sa pensée, à trouver les liens entre ce qu'elle a appris comme un "truc" et ce qu'elle a comme savoir faire (reconnaitre la nature des mots).
Qu'a-t-elle vécu ?

Le VERBE, elle l'a "vécu"avant de savoir son nom, elle a l'image de la balle rouge qui roule (verbe=action, mouvement), les nombreuses gommettes collées en se posant la question "que fait-on?", il y a les petits livrets rouges utilisés en lecture, les fiches à encoche des verbes...
VERBE correspond à un vécu des mouvements, d'images, de mots répété et donc dits et entendus, pas seulement à une mémoire rattachée à un concept somme toute assez abstrait !
Tout ce qui est seulement ABSTRAIT, seulement mémorisé, est fragile.

Maintenant, en mettant le rond rouge dessus, elle sait que c'est un verbe, le verbe avoir, dont une des formes s'écrit a. (et une autre avait)

Puis elle se rappelle la préposition (qui indique souvent une relation à la position) . voir post du 30 sept 2006 (http://montessoria.blogspot.com/2006_09_01_archive.html).



J'avais fait aussi un petit exercice avec le corps où je leur faisais mimer "à droite" et ils tendaient le bras vers la droite, "à gauche", et ils tendaient le bras vers la gauche en montrant de leur doigt la gauche, ... et je prenais délicatement leur doigt pour le "poser" sur le "doigt qui montre" du "à" (l'accent).

ça y est !, elle a fait le lien entre à préposition et l'accent qui va dessus.

Elle peut faire son exercice...elle cherche à mettre dans le "trou" de l'exercice...un rond rouge ou une lune verte !

La mémoire aura besoin de recommencer cette connection plusieurs fois avant qu'elle soit solide, il faudra donc y revenir, si possible par un exercice identique dans la forme, mais dont le fond diffère. Le même "jeu/travail" avec d'autres phrases.

En Montessori, la différence entre nature et fonction, bien délimitée, permet à l'enfant de s'appuyer avec assurance sur la grammaire !

Ne parlons nous pas d'homophones grammaticaux ?"

Les "trucs" sont utiles, mais souvent ils ne suffisent pas. La mémoire s'altère si on ne se sert pas du contenu. Si vous me permettez ce jeu de mot facile, je dirai que ...c'est dans sa nature !
Oublier est bon, cela permet de ne pas être envahi de données inutiles !

Si une donnée est oubliée ... c'est qu'elle ne sert pas très souvent !
Aimez votre mémoire, elle fait bien son travail ! Elle ne retient que l'essentiel !

PS : Pour la préposition, la "lune verte", j'ai trouvé une façon de fabriquer rapidement des gommettes en forme de lune verte. Allez voir sur mon blog de construction de matériel !

le globe et le planisphère

Juste une petite info en passant, , la longueur de l'équateur, sur le planisphère et sur globe doivent correspondre ! et donc avoir la même longueur !

Logique, mais difficile à trouver si votre planisphère a été fait et qu'il vous faut trouver le bon globe qui va avec !!!
dans l'autre sens c'est plus facile, si vous avez quelqu'un qui vous fabrique le planisphère sur mesure, ou que vous êtes une pro de la scie à chantourner !!!

07 octobre 2007

rugueux et lisse

Mon ptit loup effectuant "lisse, rugueux, lisse, rugueux,..." avec une grande concentration.

Puis, plus tard, il s'est mis à faire cela :
Il fait très sérieusement "de l'herbe",

et avec sa soeur, il "saute des ballons".


05 octobre 2007

Les globes !

Ne cherchez pas ce globe dans les catalogues "pur montessori" j'ai du faire un compromis car je n'avais acheté qu'un globe... Dans la pédagogie Montessori : trois globes : Un rugueux et lisse, marron ou beige pour la terre et bleu lisse pour les océans (étape du toucher) , un autre lisse marron (ou blanc) et bleu pour les océans (étape visuelle), puis le globe avec les continents (lisses !!!) de la même couleur que le planisphère qui fait suite... (J'avoue que mes filles étant déjà grandes, je n'ai pas eu de difficultés avec elles, mais pour des enfants plus jeunes ... ATTENTION ! toujours une chose à la fois ! (Montessori oblige !)

Allez donc voir sur mon blog de construction de matériel... là , dans les liens sur le coté !

géographie des 5 sens

La géographie, comme la géométrie, nous l'abordons d'une façon concrête. L'approche en sensoriel s'est faite sur les globes dont les continents sont recouverts de papier rugueux, (quand j'aurai le temps je vous dirai comment les fabriquer...) et les océans sont lisses. L'enfant les yeux ouverts, puis les yeux fermés, mémorise sensoriellement par le toucher, la proportion des terres immergées par rapport aux océans.

La deuxième étape que nous avons fait il y a un moment déjà, c'est de recouvrir le globe de papier et de réfléchir au moyen de mettre sur une feuille plane ce que l'on a sur le globe !

C'est très riche ! Les propositions fusent ! et en prenant des oranges, et en les découpant, nous avons pu "mettre à plat" nos idées en 3 D !

Je vous disais bien que géographie et géométrie se retrouvent !

L'étape que nous venons de vivre avec Laura est très chouette aussi : redonner du volume à une carte, pour mémoriser la géographie physique de la terre. Nous sommes partis d'une des dernières étapes, celle qui nous amenait à redessiner les continents et à mettre leur noms et le nom des océans.
Nous avons fabriqué notre pâte (merci internet pour la recette) et au thermomix pour sa rapidité ! Les enfants ont mélangé les colorants alimentaires, au cours de notre activité "art plastique" et les leçons sur la préhistoire... sont ressorties en trois D ! Et voilà le tricératops de Laura (le dino aux trois cornes !).
Bon mais revenons à la leçon de géographie... Un beau planisphère cadeau de leur papa (une image satellite en couleurs reconstitées ! ) Pour impressionner l'enfant, rien de tel !



Laura s'installe devant avec sa feuille ... et voilà les photos parlent !




"Je peux mettre les grands lacs ?"


Au cours d'une séance suivante... nous avons retrouvé son livre et son cours... pour le passage à l'abstraction en douceur, décrire par oral, mettre une ou deux phrases par écrit, ...

et commencer à mémoriser les noms des plus importants sommets ! je lui ai préparé une série d'étiquettes qu'elle avait à placer sur son précédent travail de mise place des reliefs de la terre !
et ... le kilimandjaro maman !
(oublier un mot "rigolo" le faire remarquer pendant la phase "oral" et ...laisser remonter en douceur ! celui-là, elle n'aura pas de mal à le retenir !

Mémoriser... c'est multiplier les entrées sensorielles ! et faire des liens avec ce que l'on sait déjà ! autant de choses que l'on fait bien avec cette approche Montessori !

10 septembre 2007

Quelle formation Montessori ?

Depuis quelques temps des personnes me demandent quelle formation suivre pour se lancer dans l'aventure Montessori...

Je ne connais pas suffisamment les autres formations pour pouvoir vous aider, mais voici les coordonnées du site de la formation que j'ai suivie...

http://www.educationmontessoriformation.com/FSpres.htm

A chacun de se faire sa propre idée, les positions de chacun et les chemins sont nombreux et variés. Pour moi, c'est, encore aujourd'hui, un bout de chemin que je revisite dans ma mémoire et qui me nourrit encore !

J'espère que chacun de vous trouvera son propre chemin,
celui qui lui permet d'agir conformément à ce qu'il pense,
sans oublier de faire participer pleinement le corps à l'aventure de la vie.

Je cite de mémoire (pardonnez moi) un proverbe asiatique qui dit :
Une idée qui ne s'applique pas dans le réel,
est comme un festin pris en rêve !

N'en restez donc pas aux idées ! Ca ne nourrit pas ... le corps !

la mémoire du corps ! ...au service de l'esprit !

Petit Coeur avait une leçon sur la population mondiale.
Les nombres de cette taille sont difficilement mémorisables, parce qu'un enfant, ou un adulte, a du mal à se faire un image mentale correcte de ce qu représentent 6 642 000 000 d'individus.

Nous avons donc commencé par imaginer jusqu'où va le kilomètre carré en regardant par la fenêtre (nous sommes sur une colline et c'est la campagne !)
Puis nous avons cherché à représenter dix personnes sur un grand carré (qui représentait le kilomètre carré ... l'unité de densité de population),
A la même échelle 200 personnes sur ce même carré,

...en matérialisant ainsi, les termes"densité de population", "espace vital", sont mis à la portée de l'enfant qui n'a pas besoin de faire du par coeur, il a compris. L'effort de mémorisation existe mais c' est un effort qui s'appuie sur une bonne compréhension et sur du vécu.

Puis tout à coup
Elle va chercher les cubes de mille, matérialise 10 000, puis les encyclopédies... et me demande de matérialiser 100 000 puis 1 000 000 avec nos bras à toute les deux pour former un cube énorme. Et la voilà qui saute en comptant... et 2 millions, 3 millions... je la regarde, émerveillée !

Tu te rappelles! maman regarde ! Elle réactive nos leçons d'il y a un an...voir 26 septembre 2006 !
La mémoire du corps !

Du bout du couloir elle crie "Maaaman ! voilà 10 millions, le cube du milliard, il est plus gros que la maison !"
C'est beau ! Ah comme le corps est efficace pour faire comprendre à l'esprit !

01 septembre 2007

patisserie égyptienne...

En guise de travail annexe, n'ayant pas encore plannifié de "techno" (j'ai du mal avec ça !), nous avons pu faire de la patisserie égyptienne en lien avec le programme d'histoire de 6ème (l'Egypte ancienne).

J'avoue que c'est du pur bonheur !


Voir les enfants utiliser tous leurs sens, peser mesurer, convertir (et une application de la règle de trois appelée "proportionnalité" dans les programmes ! ) et voilà... c'est super


Le soir tout le monde a apprécié le dessert, et il y en avait encore (quelle aubaine !) au petit déjeuner ... délicieux avec la confiture framboise-coing confectionnée par une amie !


L'école à la maison a du bon ! c'est sûr !

30 août 2007

Maxime l'ovoïde et l'ellipsoïde

l'ovoïde et l'ellipsoïde ... cela vous paraît peut-être ressembler à deux gros mots à la capitaine Hadock ! Et bien non !


c'est le nom de la forme de l'oeuf (ovoïde) et du volume qu'on obtient en faisant la rotation d'une ellipse. Je ne dis biensûr rien de tout cela à Maxime !


Voilà mon fils prends les deux volumes et qui dit: "des oeufffs maman !"


Ah... voyons... ça ....et ça.... c'est pareil ?


OUUUiiiiiii !
Voyons ensemble, je vais faire le contour de cette forme. Avec le crayon rouge.
Puis je fais le contour aussi de celle la.
Maintenant, je retourne l'oeuf....attention "hop" (on le fait tourner d'un demi tour et on l'arrête)
On dessine encore, en rouge cette fois, le contour.
Avec l'ellipsoïde, on retrouve exactement le même tracé, mais pour l'ovoïde c'est différent.
Je pose chacun des dessins sous chacun des volumes et je redonne les noms de chacun des volumes. C'est " l'ellipsoïde" c'est "l'ovoïde"
Je demande "Montre moi l'ellipsoïde" .... - ....."Montre moi l'ovoïde" ....Max montre.
Je continue...ça rentre "comme dans du beurre" Il est dans la période sensible du langage.
"Qu'est ce que c'est ? " "l'ellipsoïde" (sourire des deux !) " Qu'est ce que c'est?" " l'ovoïde" Bravo ! allez, on range !

Nonnn ! Ah moi ! encore !
Je laisse Maxime et voilà ce qu'il fait (j'attrape discrètement l'appareil) :




je ne l'avais jamais vu découper autour d'une forme... c'est la première fois !

Je trouve ça génial !

Les angles

et je prépare... un petit plateau garni !




Je commence par... donner la notion d'angle.


Avec deux barres, "j'ouvre" un angle et je le "pose" sur une feuille, je dessine l'angle puis je demande à l'enfant d'en dessiner un lui aussi. Je vérifie que le vocabulaire est compris, et qu'il comprends la notation de la demi droite, qu'il a compris pourquoi on met telle ou telle lettre plûtot à droite ou à gauche dans la notation, si il a fait le lien avec le schéma.


Enfin, j'introduis la notation de l'angle, l'enfant passe de la manipulation concrète des barres de géométrie à la shématisation, et à force d'aller et retour, il trouve "plus simple" de faire le shéma directement,

ça y est, il est prêt ! :



J'ai ensuite appris à Marine à utiliser le rapporteur pour mesurer un angle. Elle m'a alors demandé ... si elle pouvait mesurer des deux cotés. Et voilà la notion d'angle complémentaires qui s'invite !


On en profite ! Marine a passé un petit moment à mesurer tous les angles dessinés ce matin puis à coté de chacun d'eux elle notait les valeurs de chaque angle, et la somme des deux angles !

En Montessori, pour l'éducateur, ces phases d'observation active de l'enfant en situation "réelle" sont essentielles pour arriver à une conscience de la progression de l'enfant. Je rappelle qu'il n'y a pas de plannification précise puisqu'on suit l'enfant dans son développement.


C'est vraiment important de respecter son rythme. De "foncer" quand il est motivé par une nouvelle découverte, de ralentir quand il y a des difficultés et de beaucoup l'observer dans ces moments là. Chaque enfant a son rythme propre ! Inutile de "forcer"...pour boucler le programme qu'on s'est fixé. Il faut de la souplesse, plus encore qu'avec la méthode classique, parce qu'on a comme objectif premier de respecter profondemment les lois de vie, et les spécificités de chaque enfant.


(C'est comme si on obligeait les enfants à grandir tant de cm par an, parce qu'on a établi un planning prévisionnel, pour connaitre quelle taille de chaussure acheter dans 6 mois, un an...et même dix ans !)
Enfin, il est important, pour que l'enfant soit toujours en confiance, qu'on ne le confronte pas à un test dès le début, puisque l'adulte peux voir cela dans la relation qu'il tisse avec l'enfant au moment de l'exercice. Et c'est de son devoir de prendre des notes ou marquer la progression d'une manière ou d'une autre afin de pouvoir noter la réelle progression de l'enfant, ou intervenir si l'enfant n'y arrive pas.



Je vois bien combien en ce domaine, je dois encore progresser ! Ce blog m'aide aussi à prendre conscience de mes pratiques.


On commence par les définitions d'angles particuliers par l'angle plat. Il y a beaucoup d'images vécues lors des initiations à la géométrie (premières leçons) qui reviennent comme un parallèle évident. Comme ici la surface du bocal d'eau que l'on a utilisé pour abordé la notion de droite horizontale.






Ensuite, voilà l'angle droit...la moitié d'un angle plat ! tout simplement ! et ses images vécues du fil à plomb qui plonge dans l'eau et la ficelle qui vient s'inscrire exactement à la verticale suivant une position "spéciale" !

Viens alors la présentation des autres angles :


L'angle obtu plus grand que l'angle droit !


Et l'angle aigu plus petit que l'angle droit !



Ensuite viens la présentation de l'angle nul.


"Eh HOP !, je ferme l'angle !"







"TOC !"" Il n'y a pas d'espace entre les deux demi-droites... on dit que les demi-droites sont confondues" . (Et on apporte le vocabulaire au fur et à mesure. )


"Voyons...peux tu mesurer l'angle qui est là" (on montre les deux barres superposées).


Dessinons le (et on montre comment dessiner en rappelant si besoin au passage les points sur lesquels l'enfant avait des difficultés précédemment).


Là, Marine me dit "Whaou !" celui là (elle montre l'angle complémentaire sur le dessin) je peux le mesurer ?


Et voilà qu'on obtient 0° + 360° = 360°


Et se retourne vers moi avec un sourire jusqu'aux oreilles ... je sais qu'elle est fière d'elle, et nous partageons en silence cette joie.



Belle journée !

Pour Marine cela représentait beaucoup de révisions. Les notions étaient connues et il s'agissait de faire émerger une vision d'ensemble.
Pour des notions nouvelles, et un enfant qui débute ... une à la fois c'est mieux, puisqu'en Montessori on présente toujours une nouveauté à la fois ! et une seule ! Puis des petits exercices d'application pour arriver en douceur à l'abstraction ( en laissant toujours le choix ... avec ou sans matériel ) On "attends" la maturité de la notion et le passage à l'abstraction par la répétition d'exercices similaires. Cela amène l'enfant à une "souplesse d'esprit" et à plus d'autonomie. (il se dit de plus en plus à lui-même sans aide du matériel ce qu'il doit faire et cela en toute confiance.

Ensuite Marine a travaillé à "créer sa leçon" avec les petits livret de la boite de nomenclature de géométrie . Avec son cours Pi, elle se fait sa propre synthèse. Ca donne ça !


Voilà ce sera tout pour aujourd'hui !

Pour faire vous-même vos barres de géométrie je vous donne le truc d'une amie... elle les a découpé dans des chemises plastiques, vous pouvez aussi faire dans du carton c'est plus "bio" mais moins solide.
Allez ! au travail !

les angles en 6ème - intro

Pour revoir les bases et se remettre en selle...rien ne vaut le concret !

Et justement, en géométrie c'est essentiel de savoir "visualiser" pour bien comprendre. Cette opération ne se fait pas si facilement que ça, et bon nombre d'enfants, une fois que l'on aborde les notations mathématiques, ne font plus le lien. Et ça donne des super salades mélangées de notions ! De confusion en confusion, ça devient difficile à rattraper !

Voilà ma boite de géométrie :




Voilà donc comment je procède avec Marine.

Ce matin au programme du cours pi, géométrie.Beaucoup de vocabulaire à revoir sur les angles. Je reprends donc mes barres de géométries, mon fichier Montessori (Merci Catherine qui a mis tout ça sur informatique, il n'y a plus qu'à découper ! plus de coloriages !)



Je reprends point par point ( c'est le cas de le dire !)

Tout d'abord, je rappelle rapidement en faisant le geste (sans rien dans les mains) de la droite.

Je la "pose" sur la feuille, et je tire un trait droit à cet endroit. "Donne-moi deux lettres de l'alphabet" "M et B" "ok, on appelle ta droite "(MB)" "tu vois c'est comme ça qu'on écrit quand c'est une droite" " deux lettres qui correspondent à deux points placés sur la droite, (et on place deux petits tirets sur la droite avec la lettre M et B sur chacun d'eux.)" (le point faisait l'objet d'une leçon antérieure) .



(pour ceux qui ne sont pas au courant, dans la présentation de la droite, on utilise deux bobines de ficelle du type cordeau de jardin qu'on déroule en la tendant bien, on déroule, on déroule des deux cotés avec les enfants pour "matérialiser" le fait qu'une droite n'a pas de fin, ...arrivée au mur on explique que ça continue en traversant tout, et la par l'imagination, on décrit ce qu'il y a derrière avec l'enfant en disant à chaque fois, "oui, oui la droite continue tout droit ! "et vous orientez votre droite de façon à ce qu'elle se dirige vers le soleil par exemple..."oui, oui, elle transperse le soleil, et elle continue", ... " et de l'autre coté ? " "-" "pareil ! oui, on traverse la terre, on arrive en Australie, ...on continue, on continue, etc". "une droite ça n'a pas de fin ni d'un coté , ni d'un autre, c'est pour cela qu'on l'appelle "infinie". Cette idée de tout traverser, les enfants adorent !

Et ils n'oublient plus la droite qui ne s'arrête jamais des deux cotés.)



Après la révision sur la droite, je refais le geste seulement de couper: "Eh couïc ! j'ai fait un trou dans ma droite, je "pose mes deux bouts sur la feuille" et je redonne la notation de la demi-droite donnant en dessin, puis, en notation : (MO] et [OB) . "je peux te faire une blague ?"
"Tiens ! ... voyons si tu peux mesurer la demi-droite ?" (en lui tendant une règle)
Eh NONNN! biensûr, une demi-droite, c'est toujours infini d'un coté, alors on ne peux pas mesurer ! Bravo, tu es drôlement malin !"

Et maintenant attention !
Et "couïc !" on passe au segment... et à sa notation : [OA].
Après on donne quelques exercices écrits sur ce thème (j'aime bien les livres LCR pour ça)

On continue... avec les barres de géométrie.

semaine de rentrée


Nous voilà au travail depuis lundi. Semaine de 4 jours oblige !

Marine aux cours Pi (et Montessori quand elle en a besoin) , et Laura en Montessori + livres scolaires classique.




20 août 2007

Le déterminant hilarant.

Me voilà partie pour vous faire un petit post sur les déterminants... J'ai trouvé :

Certaines grammaires préfèrent regrouper tous les mots qui déterminent le nom dans une catégorie plus générale nommée déterminants à cause de leur fonction. Cette catégorie regroupe les articles et les adjectifs déterminatifs.

On voit déjà qu'avec le déterminant, qui est sensé être une des natures du mot, on se trouve confronté à de l'O.G.M. (orgasmique grammaticalement modifié !)

Je trouve sur Wiki...

"Le déterminant défini assure une actualisation complète au syntagme qu'il annonce. Un tel syntagme, ainsi déterminé peut être, soit un représentant textuel (anaphore ou cataphore), soit un représentant référentiel : dans les deux cas, il est toujours parfaitement défini. Les sous-catégories de déterminants définis sont les suivantes. C'estun mot qui va qualifier le nom en genre et en nombre.
Article défini
Adjectif possessif
Adjectif démonstratif
Adjectif exclamatif
Un adjectif exclamatif est une variété d'outil exclamatif. Il s'agit principalement du déterminatif « quel » (ainsi que ses flexions « quelle, quels, quelles ») auquel est habituellement associée la locution « que de ».
Adjectif relatif
L'adjectif relatif a la forme du pronom relatif « lequel » (ainsi que ses flexions « laquelle, duquel, auquel... »), suivi de la répétition de son antécédent. "

Whaouuu ! vous suivez ?...
Bon je suis sûre que vous aimeriez juste qu'on vous dise ce que c'est qu'un syntagme ...
Vos désirs sont des ordres (désordre en avant !...) toujours Wiki :

"En grammaire moderne, on appelle syntagme (ou groupe), l'unité syntaxique plus ou moins complexe située entre la limite supérieure de la syntaxe, constituée par la phrase, et la limite inférieure, constituée par la catégorie simple (unité de base indissociable, ou élément terminal)."

C'est MER-VEIL-LEUX ! la grammaire MOOOA, j'adore !

Bon , si on retrouvait notre grammaire Montessori !

Des adjectifs qui comptent !

Aujourd'hui au menu :
petite intro sur le problème des déterminants,
puis présentation des adjectifs ... qui comptent !

Les déterminants ne font pas partie de la pédagogie Montessori, qui s'évertue à simplifier les choses et non à les rendre plus complexes.

Mais nos enfants rencontrent en France cette "petite bête curieuse", et il faut donc les y préparer.
En Montessori, la classification est composée de 9 natures qui sont : les articles , les noms, les adjectifs (tous...c'est à dire les qualificatifs et les autres), les pronoms, les verbes, les adverbes, les prépositions, les conjonctions (toutes : de coordination, et de subordination) et les interjections.
Les déterminants sont nés dans la tête de grammairiens qui connaissaient ces 9 natures et ont trouvé "plus simple" de regrouper les mots qui déterminent le nom. Les déterminants sont donc composés des articles et des adjectifs non qualificatifs appelés "adjectifs déterminatifs".

Voir la suite du "déterminant" dans le prochain post, la digression est trop belle ! (a suivre)
Revenons à nos adjectifs non- déterminatifs :

J'ai choisi de donner à mes enfants les notions séparées d'article et d'adjectif , avant d'introduire la notion de déterminant. J'ai attendu le moment où ils ont rencontré des adjectifs non qualificatifs pour m'éloigner en douceur de la question "quel est le mot qui dit comment est ce dont on parle". Petit à petit, avec "les ordres", ils ont découvert les différents adjectifs, puis nous avons fait la synthèse quand ils savaient reconnaitre les principaux types d'adjectifs. La notion de déterminant a donc été introduite à la fin pour faire comprendre la terminologie employée par l'éducation nationale dans certains exercices.

J'ai choisi de montrer d'abord les adjectifs qui sont liés à une notion de quantité,
les autres (les adjectifs démontratifs et posséssifs) seront traités la prochaine fois car ils font l'objet...de leçons "collectives" bien sûr !

Voilà comment Maria Montessori introduisait les adjectifs autres que qualificatifs. (Elle en parle dans "Pédagogie scientifique 3, un ouvrage ancien aux éditions ESF qui n'est plus publié aujourd'hui, mais que vous pouvez peut-être trouver sur internet en livres de collection ou vous faire prêter).

Ordres en leçons individuelles.
(Les adjectifs numéraux ordinaux.)

"Prends un jeton et fais -en des tas qui correspondent pour la quantité à un, deux, trois, quatre, cinq, six sept, huit, neuf, dix, vingt."
"Associe aux tas de jetons les cartons correspondants".
Les cartons peuvent être écrits sur du papier bleu clair, en forme de triangle équilatéral comme la forme de l'adjectif. Au dos est marqué : adjectif numéral cardinal.
Je dis à l'enfant "Voilà tu viens de trouver des adjectifs numéraux cardinaux". Veux-tu répéter?" un adjectif numéral cardinal".

Un petit truc...trouvé par ma fille : "Ah oui ! cardinaux comme les points cardinaux car ils ne changent pas" (sous-entendu, les autres adjectifs, les adjectifs numéraux ordinaux indiquent l'ordre et dépendent de leur position les uns par rapport aux autres !)

(Les adjectifs numéraux ordinaux.)
(exemple hors livre de MM)
Prends 5 petits voitures de couleurs différentes. Trace une ligne d'arrivée et lance les vers cette ligne avec des amis. Ecris la couleur de chaque voiture en face de chaque adjectif numéral ordinal. (Je donne avec une feuille avec un tableau 2 colonnes dont une est remplie par de grands triangles bleus clairs sur lequel est écrit : première, deuxième, troisième, quatrième, et cinquième.
Dans notre monde envahi de classement...les exemples ne manquent malheureusement pas ! Utiliser ces triangles pour classer des grosseurs d'objets, des courses d'escargot un jour de pluie, des longueurs de lacets (Allez! déchaussez-vous !) soyez créatifs, en situation réelle c'est plus drôle !

Exemple du livre de MM :
Distingue les tiroirs du meuble par les adjectifs numéraux ordinaux suivant , en commançant par le bas: premier, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième.

(Adjectifs numéraux (appelés aujourd'hui " multiplicateurs et fractionnaires")

"prends quelques perles, puis place à coté d'autres tas pour t'adapter au adjectifs numéraux :
double, triple, quadruple, quintuple, sextuple, décuple, ... ( toujours sur des triangles bleus, avec le nom de l'adjectif au dos)

"prends quelques perles et place à coté un autre tas qui en compte : la moitié, le tiers, le quart, trois-quarts ..."

Ne pas oublier de marquer "égal" sur un triangle à part !

Adjectifs indéfinis
"prends des haricots et fais en des tas de façon à les adapter aux adjectifs suivants :
tous, aucun, quelques, plusieurs, ..."

Voilà ! bientôt les autres adjectifs !

14 août 2007

Fonctions 2 : COD, COI, et Compléments Circonstanciels

C'est ultra simple...
Après avoir proposé une phrase comprenant un verbe et son sujet,
et avoir laissé l'enfant s'entrainer sur d'autres phrases du même genre (faites vous une petite enveloppe marqué sujet avec des phrases toutes prêtes qu'il peut prendre quand ce sera le moment de faire de la grammaire... )

Nous voilà avec un enfant qui est surement déjà un peu au delà de l'écriture des mots et qui souhaite avancer dans sa propre expression personnelle écrite.

Proposez lui d'écrire des petites phrases lui-même. (Il a absorbé votre construction sujet-verbe) Il est capable de se lancer ! N'oubliez donc pas de préparer un coin avec du beau papier et des crayons qui fonctionnent bien ! ... Toujours l'ambiance !

(Je n'ai pas fait Montessori, mais, je vous l'avoue, encore aujourd'hui, devant les rayons pleins de nouveau stylos tous plus beaux les uns que les autres... il m'arrive de craquer. Plaisir de l'écriture! )

N'hésitez donc pas à faire tout un cérémonial pour l'emmener dans un magasin (de préférence où l'on peut essayer les stylos (un stylo sous blister c'est comme la nourriture sous blister, ça cache parfois des surprises ! ) ); prenez un jour où vous avez le temps d'être avec lui, et confiez le petit dernier et les autres au papa ou à la mamie. C'est un moment magique ! Goûtez bien votre plaisir d'être avec lui !
Cela doit être une initiation au bonheur, comme on goûte, pour la première fois, à la "barbapapa" !

Plus tard vous pouvez enchainer par complément d'objet direct.

Prenons la phrase... tiens ! ... (prenez son prénom)

Marine mange la barbapapa sucrée .

Comme d'habitude, sur notre bande de papier, on cherche le nom, l'article, l'adjectif qualificatif, le verbe, etc...la nature que l'on place au dessus.

Puis on commence, comme avant, par isoler le verbe (on le découpe, on le pose sur le rond rouge),
puis le sujet (qui est ce qui mange ?... c'est Marine qui mange ! ... Marine c'est donc le sujet ! bravo !)

Ah, j'oubliais... la grammaire ne doit pas être faite avec un ton monotone, sinon, c'est mortel !
Il faut être joyeux. C'est comme une piste au trésor ! Il faut du mystère, des questions à suspense !

Voilà notre question du jour. Marine mange .....quoi ?
une barbapapa sucrée. Et voilà ! c'est notre petit nouveau ! le complément d'objet direct ! Il complète directement après le verbe avec un objet qui est écrit à coté du verbe le plus souvent.

On continue.

Je prends le papier la barbapapa sucrée (comme si je voulais la garder pour moi... dans mon dos) et je demande est ce que ça veut dire pareil sans la barbapapa ?).... non , sans la barbapapa sucrée, ce n'est plus pareil. Le compléméent d'objet direct est appelé aussi complément essentiel de nos jours pour dire que la phrase perd de son sens si on l'enlève.


L'enfant s'entraine ...toujours des phrases dans une enveloppe, il fait la nature, la fonction ensuite. Certaines personnes en Montessori trouvent le verbe, puis, scandent
"pre-miè-re ques-tion, qui est-ce qui .... ?"
"deu-zzième qui... quoi...,"

Puis arrive la troisième question
On fait découvrir à l'enfant que certaines fois, ce n'est pas un complément d'objet direct car un petit mot se place entre le verbe et la suite.
On lui fait faire plusieurs phrases.Marine parle à Laura.

La nature en dessus, la fonction après avoir découpé de verbe.

qui est ce qui parle ? Marine c'est le sujet !
On le place sur l'affiche.

Marine parle à qui ?... à Laura ! ... donc Laura c'est le complément d'objet indirect.
Après plusieurs exemples, il va s'apercevoir... que le petit mot qui sépare est une lune verte c'est à dire la préposition !

Eh oui, en Montessori, on ne commence pas à faire trouver les complément d'objet direct avant d'avoir fait la leçon sur la préposition! Logique ...

parallèlement laissez l'enfant s'essayer à trouver qui parle à qui ? ... il construit ses petits exemples.
Puis vous donnez la phrase.

Laura parle de Marine.
Toujours pareil, Nature, puis fonction. Et voilà encore un Complément d'objet direct !
Celui-ci permet de montrer l'autre question, moins utilisée "de qui...de quoi..."écrit sur la flèche.

Toujours en jouant on cache, "de Marine".
"Laura parle " est ce que cela veut dire la même chose ?

Et non ! on ne sait plus de qui Laura parle !

Viennent ensuite les autres questions à voir après avoir fait l'adverbe, (les prépositions ont déjà été vues)
Voici que l'on peut chercher tout un tas d'autres détails. Et on explique à l'enfant que ces détails s'appellent aussi les "circonstances". C'est pour cela que ce complément du verbe s'appelle complément circonstanciel.

Je vais en montagne.
Nature, fonction...je vais où?...en montagne.
et l'on pose le reste de la phrase au bout de l'étiquette. Qu'est ce que c'est la montagne ? c'est un lieu ! alors on l'appelle :
Complément circonstanciel de lieu.


Autre exemple, Je marche le matin.
nature, fonction : verbe, sujet, puis "je marche quand ?" ... "le matin".
Qu'indique "le matin", ...
cela indique à quel moment de la journée " je marche",
on dit que c'est une "notion de temps".
Alors on l'a appelé :
Complément circonstanciel de temps.

Et ainsi de suite... avec les autres questions.
Il y a de nombreux compléments circonstanciels. Posez les questions les plus courantes :
et il y a sur le dessin de l'affiche une flèche vide... c'est la question à laquelle vous n'avez pas encore pensé !

Vous pouvez vous aider d'une bonne recherche d'exercices sur les compléments circonstanciels sur un moteur de recherche pour trouver des exemples. Mais faites simple !
une difficulté à la fois ! rappelez vous !

Quand l'enfant se rappelle bien le dessin de l'affiche, il peut prendre la boite et commencer à utiliser les phrases tout seul... mais oui ! les phrases que vous avez préparé dans l'enveloppe compléments circonstanciels.
Vous corrigez avec lui, dès qu'il vous appelle .
Plus tard vous pouvez lui faire un fichier de phrases à trouver, et les réponses derrière, qu'il apprendra petit à petit à copier tout seul sur la bande.

Plus tard encore, il marquera en sautant deux lignes entre chaque phrase ... au dessus la nature et en dessous, il souligne en noir le cod et le coi, qu'il marque dessous, puis en orandge les compléments circonstanciels. Il est prêt à rentrer au collège !

Cette affiche est formidable pour débuter des histoires. Faites lui trouver le nom d'un personnage, vous le marquez sur un papier, que fait il ?... vous marquez le verbe.
Et suivant ce que veut écrire l'enfant vous ajoutez avec lui, puis il le fara seul, une prase pour dire où ça se passe, une autre quand, etc...

Vous pouvez lui faire recopier une phrase par page sur un petit livret que vous confectionnez pour lui !
Et voilà un projet d'écriture ... guidé par la grammaire !

A varier à l'infini !
Amusez vous bien !

09 août 2007

la boite de fonction


voici une image de la boite de fonction...

Comme vous pouvez voir, il y a trois tiroirs

le premier est un tiroir de découverte...
sur les étiquettes on ne marque que les questions.





le deuxième est un tiroir,
est celui de l'assimilation du vocabulaire. Les flèches comportent d'un coté la question, de l'autre le terme en entier : le nom de la fonction grammaticale.



Le troisième c'est le tiroir "expert" il y a les flèches sans les questions, seulement la notion en français, et de l'autre coté l'abréviation, plus tout ce que vous n'utiliserez que si vous voulez aller plus loin... compléments de l'adverbe, de l'adjectif, complément d'objet second, complément d'attribution etc...
Pour la fabrication des boites...du carton et du "venillia" (pas le vrai, celui, beaucoup moins cher des boutiques de discount. pour les flèches, du papier canson (respecter les couleurs !) que je vous conseille de plastifier - si vous comptez vous en servir - c'est mieux !!!
Sinon, boites de rangement de clous et vis modulables ça marche aussi ... mais c'est plus cher.

27 juillet 2007

les fonctions 1 : le verbe et le sujet

Comme convenu, voici la suite de la grammaire...avec les fonctions.


Ce qui prime, c'est de reprendre l'esprit dans lequel Maria Montessori a développé sa pédagogie. Pour la grammaire, elle avait commencé bien avant la maison des enfants du quartier San Lorenzo ! Elle avait commencé donnant aux petits handicapés dont elle s'occupait des notions de grammaire. C'est avec eux que pendant 10 ans, elle développe les leçons de nature de mots (voir autre post sur la nature ). Cette méthode différente est née de cette impossibilité d'instruire ces enfants handicapés avec les méthodes classiques. La plupart de ses enfants n'ayant pas de capacités d'adaptation suffisantes pour "entrer" dans la méthode de transmission classique. Grâce à eux, elle a dû épurer, enlever tout ce qui n'était pas essentiel, pour revenir au sens premier.

Petit rappel pour ceux qui ne font pas trop la différence entre nature et fonction: la nature du mot, on la trouve dans le dictionnaire, la fonction, jamais. Votre nature d'être humain ne changera jamais, c'est ce que vous êtes. Alors que votre fonction change constamment suivant vos occupations (ce que vous faites !). Ainsi en tant que mère de famille, j'occupe les fonctions d'éducatrice, de cuisinière, d'infirmière, de gendarme, de juge, de confidente, de dame d'entretien...etc suivant les situations !

Les mots ont une nature, que l'on analyse mot par mot. 1 mot = 1 nature
Pour que l'on arrive à une fonction du mot, il faut qu'il soit en compagnie d'autres mots...il faut qu'il soit en relation !
Eh oui, les mots sont un peu comme nous, ils s'affairent quand ils sont en compagnie ! Et que font-t-ils justement ?

...que fait- on ?

C'est la question qui nous permet de trouver le verbe, vous vous rappelez ?
On commence toujours par donner la phrase à analyser à l'enfant ( donc trouver la nature) et ensuite on lui donne à chercher la fonction.

Pour faire cela, on utilise des bandes de papier (type rouleau de machine à calculer, ou rouleau des tickets des caissières) sur lequel on montre à l'enfant d'inscrire au dessus de la phrase la nature, et en dessous, la fonction.

Pour commencer choisir une phrase minimale du type : (prénom de l'enfant)
Laura travaille.
L'enfant marque "Laura" du triangle noir, et "travaille" du cercle rouge du verbe.

Ensuite on sort un grand cercle rouge (5cm de diamètre) et on dit à l'enfant:
on va poser dessus...le verbe,(ou si l'enfant est plus petit: le mot qui répond à "que fait-on?") et on découpe la bande en deux, et nous posons "travaille" sur le cercle rouge.

Puis nous sortons une flèche dirigée vers la gauche que l'on pose à gauche ainsi <= O à coté du cercle rouge sur lequel est posé "travaille". sur cette flèche noire (papier canson par exemple) de 5 cm par 2 cm, il y a marqué "qui est ce qui ...?" On pose la question qui est ce qui travaille? " et on laisse l'enfant répondre "Laura", et nous posons avec lui " Laura" au bout de la flèche où nous avions mis le cercle noir de 3 cm de diamètre. L'enfant fait seul une douzaine d'exemples. Puis on marque derrière le cercle rouge "verbe", et derrière la flèche noire "sujet". On introduit les mots verbes (qu'il connait) et "sujet" (le mot nouveau) en retournant la flèche ( qui reste dans ce sens ! <=). -"tu vois si tu as besoin de te rappeler comment ça s'appelle tu pourras le retrouver là" (et on lui montre comment retourner le cercle et la flèche...) c'est simple et c'est tout ! suite au prochain numéro ! (le cod et le coi) puis (les compléments circonstanciels) . pour ceux qui aiment...allez voir la photo de mon amie Murielle Lefèvre sur son blog : http://www.lebloghomeschooling.com/2007/01/suite_sur_le_ki.html